Le mot du président, Trait d'union, printemps 2010
« Le secret d’une éducation saine, c’est de mettre chaque élève en condition d’apprendre par lui-même, au lieu de l’instruire en canalisant en lui des connaissances conformément au modèle stéréotypé »
Cher parents,
Au retour de la bibliothèque de Genval, je lis cette phrase extraite d’un livre anniversaire, non ce n’est pas un livre de pédagogie, ce sont les paroles d’un héros militaire, un soldat, un guerrier, qui, à cinquante ans, en 1908, se transforme pour entamer un nouveau geste au service du combat pour la paix.
Je me rends compte que j’ai acquis une vision assez stéréotypée de la pédagogie, car je trouve un peu plus loin que : « L’enfant veut faire des choses, aussi encourageons-le à en faire en lui indiquant la bonne direction, et permettons-lui de les faire à sa manière. Laissons-le se tromper ; c’est à travers les erreurs qu’il commet qu’il forme son expérience. »
Ce général devrait revenir parmi nous et, devenu ministre de l’enseignement en communauté française, nous dire : « Notre désir est d’aider les garçons, surtout les plus pauvres, à avoir une chance égale aux autres de devenir des citoyens dignes, heureux et réussissant dans la vie, inspirés par un idéal de service du prochain : ce qui, dans le passé, leur a été trop souvent refusé. »
Une autre vision de l’enseignement, on peut la découvrir au travers des paroles du doyen de médecine de l’ULg, Gustave Moonen, dans « la Libre » du 6 mars : « Nous allons demander aux enseignants [de la faculté de Médecine] de faire l’inventaire des prérequis et d’informer l’enseignement secondaire. […] Peut-être est-ce là l’occasion d’une interaction intelligente entre enseignements moyen et universitaire ».
Vous le voyez, les visions sur l’enseignement sont contradictoires. Par exemple dans la lecture du dossier enseignement du « Soir » (disponible en ligne sur leurs archives), un article sur notre collège « Le libre ? Pour transmettre nos valeurs » est controversé. Mais c’est à vous et à vos enfants d’y réfléchir, ce n’est pas ce qu’on nous forçait à faire en rédigeant nos dissertations ?
Je vous souhaite une bonne lecture de ce Trait-d’Union.
Michel Henry de Generet
Président de l’AP.
de Baden-Powel, dans Pierre Scieur - Le scoutisme. une histoire, un succès – Éditions Luc Pire, Bruxelles, 2007
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